Sophrologie

Sophrologie

(du grec sôs: harmonie, équilibre; phrên: esprit; logia: traité) Selon le Petit Robert: «Ensemble de pratiques visant à dominer les sensations douloureuses et les malaises psychiques, afin d’atteindre un développement plus harmonieux de la personnalité.» A l’instar d’autres techniques (training autogène, yoga, autohypnose, biofeedback, reiki), la sophrologie se présente comme une simple hygiène de pensée et de relaxation. N’est-elle que cela ? A y regarder de plus près, on s’aperçoit qu’elle a de plus hautes ambitions. Son fondateur, A. Caycedo, y voyait une science, une philosophie, une thérapie et un art. 6 C’est pourquoi elle prétend secourir l’individu dans toute espèce de perturbation psychologique induite par des tensions internes ou par les circonstances de la vie. Esprit, âme et corps devraient en bénéficier. Le Dr R. Abrezol, successeur de Caycedo, développa le système en y intégrant le fruit de ses déboires dans le christianisme, et de ses plongées dans l’hindouisme, le bouddhisme, la psychologie de Jung la médecine chinoise, le vaudou, etc. L’essentiel des méthodes de la sophrologie repose sur un remodelage de la conscience par diverses manipulations sur le patient en état «sophronique» (entre la veille et le sommeil), par la suggestion de scénarios au cours desquels le patient est invité à visualiser, sous forme narrative, sa délivrance de tel ou tel sentiment négatif (angoisse, culpabilité, trac, pulsions destructrices). L’auto-hypnose devrait, théoriquement, venir à bout de tout problème psychique ou moral. Dans la perspective de ses inventeurs, il. n’y a pas d’autre salut de l’âme que celui-ci.

Il arrive qu’une telle thérapie soit suivie d’effets ressentis comme positifs, voire de meilleures performances pratiques. Toutefois, le bagage conceptuel de la sophrologie est tout à fait irrecevable d’un point de vue chrétien. Il implique le centrage sur soi, le recours à l’autosuggestion - une forme d’ «auto-anesthésie» de la conscience. Il rend inutile et dérisoire toute l’oeuvre de Christ, et celle du Saint-Esprit qui, par la Parole, travaille à produire en nous le fruit de l’Esprit (Gal 5.17,22-25; 2 Tim 3.16). Lorsque Dieu opère cette oeuvre de salut, de purification et de sanctification dans le coeur du croyant, la sophrologie n’a évidemment pas de raison d’être. Le centrage est sur Christ, vivant en lui par l’Esprit, mais au-dessus de toutes choses (Eph. 4.5,6).